dimanche 5 février 2017

Vision Minière Africaine (VMA)

L’Afrique représente environ 30 % des réserves mondiales de matières premières minérales non énergétiques (bauxite, cuivre, cobalt, chromite, etc.), elle produit près de 60 minerais et métaux (Ministère des Affaires étrangères français, "Ressources".). Les statistiques de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) indiquent qu’en 2010, 24 des pays du continent exportaient des produits miniers (OMC, Rapport sur le commerce international en 2010.).

Toutefois, l’Afrique reste un continent encore sous-exploré : il absorbe, depuis 2000, entre 13 % et 18 % des budgets mondiaux d’exploration, à un niveau équivalent ou inférieur à l’Australie, au Canada et à l’Amérique du Sud dont les superficies respectives couvrent 8, 10 et 18 millions de kilomètres carrés, contre plus de 30 millions de kilomètres carrés pour l’Afrique  (Metals Economics Group, Worldwide Exploration Trends).

Historiquement :
  • Adoption de la VMA en Février 2009 à Addis Abéba lors du sommet chefs Etats de l’UA (Union Africain)
  • Plan d’Action pour la mise en œuvre de la VMA en Décembre 2011 publié par l’UA
  • Mise en œuvre de la VMA publiée par la CEA (Commission économique pour l'Afrique) en Mars 2013
  • Guide de la vision nationale de l’industrie extractive publiée par le Centre Africain de Développement Minier fin 2014.
à l'origine la VMA constitue la réponse des ministres africains au paradoxe de vivre dans un continent caractérisé par une richesses en ressources naturelles face à une pauvreté envahissante et à de grandes disparités.

Cette vision commune s'appuie sur :

- Un secteur minier africain fondé sur la connaissance, qui sert de catalyseur et contribue à la croissance générale et à la création d’un marché unique africain dont il est pleinement partie intégrante;
- Un secteur minier durable et bien géré, qui produit et utilise efficacement les bénéfices tirés de l’exploitation des ressources minérales, qui répond à des normes élevées de sécurité et d’hygiène, qui tient compte des questions de genre et des questions ethniques, qui est respectueux de l’environnement, socialement responsable et apprécié des communautés environnantes.
- Un secteur minier qui est devenu un élément clé d’une économie africaine en voie d’industrialisation, diversifiée, dynamique et concurrentielle au niveau mondial.
- Un secteur minier qui contribue à mettre en place une infrastructure africaine commune grâce à l’optimisation de ses liens économiques, dynamiques, locaux et régionaux.
- Un secteur minier qui optimise et gère efficacement les richesses minérales limitées de l’Afrique et qui est diversifié (exploitation de métaux précieux et de minerais industriels de moindre valeur, au niveau commercial et à petite échelle).
- Un secteur minier qui mobilise le potentiel de l’activité minière artisanale et à petite échelle pour stimuler l’esprit d’entreprise local et national, améliorer les moyens de subsistance et favoriser un développement social et économique rural intégré.
- Un secteur minier qui est un acteur majeur sur les marchés dynamiques et concurrentiels des capitaux et des matières premières au niveau national, continental et international.

Les domaines d'intervention de la VMA :

1.Gestion des recettes et rentes minières,
2. Systèmes d'informations géologiques et minières,
3. Renforcement des capacités humaines et institutionnelles,
4. Exploitation minière artisanale et à petite échelle,
5. Gouvernance du secteur minier,
6. Recherche et développement,
7. Aspects environnementaux et sociaux,
8. Liens et diversification,
9. Mobilisation des investissements miniers et d’infrastructure.

Pour la mise en œuvre sur le terrain de cette vision, les pays africains doivent impérativement :
- Promouvoir et d’intégrer la VMA dans les lois nationales
- Concevoir des mesures pour piloter le processus de domestication de la VMA
- Analyser les points de faiblesses et les obstacles dans la mise en place de la VMA
- Mobiliser les parties prenantes

Source : https://www.linkedin.com/pulse/vision-mini%C3%A8re-africaine-vma-youssef-daafi?trk=pulse_spock-articles

jeudi 8 décembre 2016

The 4th International Symposium on Innovation in the Phosphate Industry from 8 to 10 May 2017 in Benguerir city, Morocco

SYMPHOS organized by “OCP SA” is now a major event conveyed by all scientists, researchers and industrialists in the phosphate industry in areas related to the valorization of phosphates and its dérivatives.
After three successful editions of SYMPHOS, the 4th is still a challenge for the success and prosperity.


This biennial event still become a flagship event for Scientists, Research Institutions, Academics, Distributors, engineering offices, manufacturers and suppliers of equipment, technology, Government Agencies, all those involved in optimizing crop yields and quality…


This event provides a unique opportunity to:

• Sharing ideas and information,
• Exchanging new techniques and technologies that can improve production,
• Discussing best practices with an emphasis on sustainable development and environmental preservation,
• Considering the future of the phosphate industry in a responsible approach, based on clean technologies.

The Technical Committee invites you to take part in this event by submitting your papers and présentations

High-level scientific program is scheduled in this Forth Edition with a very renowned international Scientific Conferences.

SYMPHOS 2017 topics listed :


·       Innovative phosphate technologies involving:  Micro-technology, Micro-engineering, micro-equipment, nanotechnologies.
·      Process intensification and enhanced performances
·      New extraction phosphate/minerals technologies.
·     New and innovative operating modes of production with existing equipment’s.
·      Industrial Maintenance, Paping, Safety and recent technical of mine rehabilitation.
·      Digital data.
·      Mineral beneficiation.
·      Phosphoric and sulfuric acid, purification, ammonia, sulphur.
·      Recovery and valorization of elements: Rares earth, iodine, uranium, fluoride…
·      New agricultural products/special and smart fertilizers/Bio fertilization.
·      New Materials, Corrosion and protection systems.
·      Water, Desalination.
·      Waste treatment, zero waste, recycling.
·      Innovative use of renewable Energy
·      Managing/valorizing sludges, phosphogypsum.
·     Management of African soils (Fertility map, soil salinity) and new methods used to identify soil qualities and soil needs.
·     Challenge of knowledge sharing and transfer of research results
·     Transformation of African Agriculture: technology implications and     implementation
·      Sustainable productivity growth, value chains.
·     Agriculture of the future: recent researchers developing new Technologies, crops…
·    Climate change and agricultural opportunities: New production systems, Examples of good practice.
·    Integrated portfolios of best technologies and practices
 
The Symposium also offers manufacturers and suppliers of equipment and technology the opportunity to present their company, products and services by providing a dedicated exhibition space and ideal networking and business opportunity across the B to B meetings.

For further information on this event, please contact us at the following address:
Website: www.symphos.com

mardi 11 octobre 2016

Réflexion autour d’un nouveau concept du modèle métallogénique


Depuis longtemps, les ressources minérales semblaient inépuisables et l’humanité ne s’est pas privée de les exploiter. Récemment, plusieurs études scientifiques ont entamé la question de la criticité des ressources minérales et ils ont même prévu des dates de leur épuisement. L’exemple de la courbe d’Hubbert relative au « Peak Oil » (K. Hubbert, 1956) s’est extrapolée par certaines études pour en faire une référence afin de prédire le pic de ressources minérales.
Bien que toutes les études géoscientifiques soient d’accord sur le fait que tous les gisements affleurant ou sub-affleurant sont en phase de dépilation. Les principales questions qui se posent encore sont :
      ·         Y a-t-il encore d’autres ressources minérales dans la planète ?
      ·         Posons-nous les bonnes constatations et conclusions à partir des gisements que nous connaissons ?
      ·         Les modèles métallogéniques sont-ils utile pour la découverte des gisements méconnus ?

 Notre réservoir en substances minérale dans la planète est encore plein !
Les cycles de géodynamique interne et externe sont le moteur de la mise en place de la minéralisation et ce sont les mêmes cycles qui ont donnés naissance aux gisements actuels et par la logique des choses, ils sont capables de donner naissance à d’autres gisements invisibles par les outils de prospection conventionnels.

Une bonne compréhension de la genèse du gisement implique de bonnes observations du terrain
L’exploitation minière est une occasion pour confirmer les interprétations géologiques de départ et aussi pour affiner le modèle de genèse du gisement. La base de données géologiques récoltée permet de prédire le comportement de gisement à une échelle locale et dans certains cas extrapoler le modèle géométrique (entre autre) verticalement et horizontalement.

Mais grosso modo cela reste une vision locale de l’évolution de la minéralisation puisque c’est lié au contexte géologique superficiel.
Le modèle métallogènique manque de paramètre de prédiction !

La métallogénie comme le standard la définit, c’est « la science qui étudie les mécanismes de la formation des gisements et se propose de définir des outils méthodologiques et des guides de prospection utilisable par les explorateurs miniers ». Dans le contexte actuel de l’évolution, l’exploitation et l’exploration minière exigent la mise à jour de cette définition en tenant compte de la criticité des substances minérales.
Toutes les recherches et les études géologiques tendent vers l’élaboration du modèle géologique du gisement étudié en se basant sur les résultats d’analyses (géochimique, géophysique, sédimentologique….) effectuées dans le gisement. Le modèle ainsi élaboré, pourra expliquer partiellement le mode de genèse et permettra d’orienter les travaux d’exploration par la définition des métallotectes qui sont visibles par les méthodes conventionnelles d’exploration minière.

Les méthodes et les outils conventionnels sont-ils efficients pour la découverte des gisements ?
Certes que non, l’ensemble des méthodes conventionnelles ont montré leur limite, d’où les travaux de la R&D qui tentent à faire évoluer les technologies d’exploration minière, en continue.

L’évolution de la technologie reste un axe à développer, mais n’est pas la seule. La notion du modèle métallogénique permettant de prévoir les zones potentielles du dépôt de la minéralisation avec une estimation grossière de la qualité, et la quantité est un axe à ajouter et à prendre en considération en sortant des méthodes conventionnelles.
Les futurs challenges des prospecteurs géologues sont de trouver des gisements cachés avec un moindre coût en plus d’imaginer la forme, la quantité et la qualité de la minéralisation et cela ne pourra se faire que par la mise en place d’un modèle métallogénique prédictif.

Cette nouvelle notion d’élaboration d’un modèle de genèse des gisements qui doit être porté non seulement par le géologue « Métallogéniste » mais elle doit être un travail porté par une équipe multidisciplinaire composé principalement de géologues, de statisticien (plus particulièrement des spécialiste en stochastistique) pour la partie prédictive, de mathématiciens, de chimistes et des biologistes.
L’incertitude est un paramètre influençant les modèles métallogéniques !

Le modèle métallogénique est construit à la base des observations et/ou d’analyse locale en reliant ces derniers à des phénomènes géologiques globaux afin de comprendre le mode de la genèse des gîtes. Les observations ne sont guère parfaites et par conséquent elles sont assujetties à des incertitudes, plus l’échelle d’étude est grande plus l’intervalle de confiance du modèle est réduit.
Si le modèle métallogénique est incertain, comment prédire la forme de la minéralisation ?

Une bonne prédiction implique une bonne compréhension du comportement de la minéralisation que nous observons. Cette bonne compréhension ne peut se faire qu’à l’aide d’une modélisation géologique et mathématique solide.
Selon le géologue français Louis de Launay (1860-1938), pour qui : « La métallogénie étudie les gisements minéraux des éléments chimiques, leurs groupements et spécialement les concentrations anormales qui nous les présentent sous une forme industriellement supérieure à la moyenne…. ». Cette définition fait bien ressortir un problème impliquant des fonctions de transfert non-linéaires dont les équations analytiques sont inextricables, c’est l’un des grands domaines d’application de la simulation en géostatistique non-linéaire.

Pour comprendre le comportement des paramètres physiques, chimiques et morphologique d’un gisement, il ne suffit pas de connaitre la concentration des teneurs dans une zone limité pour prédire son comportement dans l’ensemble du domaine. La distribution spatiale des valeurs ponctuelles à l’intérieur de la zone d’étude est tout aussi importante que la valeur moyenne.
Cependant, la simulation reste à ce stade, une approche appliquée sur les données observées (résultats des outils conventionnels d’exploration) permettant de comprendre le comportement des gisements reconnu dans une zone limitée !

A l’échelle mondiale, pour un type de gisement rencontré dans plusieurs endroits, la question qui se pose, pourrons-nous développer une simulation conditionnelle et/ou non conditionnelle permettant d’utiliser : les modèles métallogéniques locaux réalisés dans des gisements connus et la géodynamique interne et externe pour construire un modèle prédictif ?
Le modèle métallogénique prédictif est possible à réaliser dans la mesure où la communauté des géoscientifiques se pose aussi cette question : à quoi pourra ressembler ce modèle prédictif ?

"Tous les modèles sont faux, mais certains sont utiles" ! (George Edward Pelham Box)


Réalisé par Youssef DAAFI Ing. Doctorant (UCA), EurGeol (EFG), CPG(AIPG) et QP (SME)
 

mercredi 13 avril 2016

CODATA International Training Workshop in Big Data for Science, Beijing, 4-17 July - FINDING AVAILABLE - DEADLINE 18 April 2016

Invitation to Moroccan YES members interested in Big Data - funding opportunities available
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Dear YES members,
CODATA works internationally to promote open data policies, to advance data science and to build capacity for the more effective use of data in all areas of research. A YES representative attended our conference in New Delhi in Nov 2014 and I would like to build collaboration with your network - in particular in relation to the training and capacity building initiatives that we have underway. I think these offers of training in data skills will are likely to be of interest to YES members.
Deadlines are approaching for two related but separate training opportunities in research data science convened by CODATA. For both events funding is available, prioritised for participants from less economically developed countries. We are particularly keen to attract:
- female researchers with an interest in developing their data skills;
- participants who are interested in convening similar training activities in their own institution.
Applications for the two workshops are going very well, but we are particularly keen to increase the number of applications from female researchers. The training workshop in Beijing, which is happening at the same time as the Digital Earth Summit is particularly likely to be of interest to YES members.
Please circulate the information below widely in your networks!
CODATA-RDA School of Research Data Science at the International Centre for Theoretical Physics in Trieste, 1-12 August 2016
Contemporary research – particularly when addressing the most significant, transdisciplinary research challenges – cannot be done effectively without a range of skills relating to data. This includes the principles and practice of Open Science and research data management and curation, the use of a range of data platforms and infrastructures, large scale analysis, statistics, visualisation and modelling techniques, software development and annotation and more. We define ‘Research Data Science’ as the ensemble of these skills.
More information on the activity to establish a series of such schools for Research Data Science: http://www.codata.org/…/research-data-science-summer-schools
CODATA International Training Workshop in Big Data for Science, Beijing, 4-17 July
In today’s data-rich world, streams of digital data are being generated from science facilities and myriad sensors (telescopes, video cameras, traffic monitors, magnetic resonance imaging machines, and biological and chemical sensors monitoring the environment etc). Combined with the increasing ability for large-scale storage, communication and analysis, the Data Revolution presents major opportunities for science. The Science International Accord on ‘Open Data in a Big Data World’ highlights the most important issues to be addressed if these benefits are to be realized. These include the Open Data imperative, the need to maintain the scientific self-correction and the ethical constraints which must be respected. Equally important is the need for open global participation in the benefits of the Data Revolution. Systemic capacity building and targeted training in Big Data and data science are essential if this is to be achieved in countries with emerging or developing economies.
More information on the workshop, associated activities and the application procedure: http://www.codata.org/…/CODATA-International-Training-Works…
With very best wishes,
Simon.
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DATA SCIENCE TRAINING OPPORTUNITIES - FUNDING AVAILABLE - DEADLINE APPROACHING!
CODATA-RDA School of Research Data Science, hosted at the International Centre of Theoretical Physics, Trieste, Italy, 1-12 August 2016: http://indico.ictp.it/event/7658/ - FUNDING AVAILABLE - DEADLINE 18 April 2016.
CODATA International Training Workshop in Big Data for Science, Beijing, 4-17 July http://www.codata.org/…/CODATA-International-Training-Works… - FINDING AVAILABLE - DEADLINE 18 April 2016
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Dr Simon Hodson | Executive Director CODATA | 
http://www.codata.org


Women in Geoscience Survey